... L'écran redevient noir.
On ne bouge pas, on ose à peine respirer pour ne pas briser cet instant magique. L'homme de ma vie caresse doucement mes dreads. Punaise mais qu'est ce que je l'aime! Je l'aime à en crever, il est tout pour moi: il est ma vie, mon coeur, mon sang... C'est mon Amour, avec un grand A.
Et si un jour il disparaissait? Et s'il m'abandonnait? Tom, arrêtes mon con! Penses pas à ça, pense à lui et à rien d'autre. [...] Comment je pourrais vivre sans lui? C'est impossible! Je peux pas me passer de son rire, de ses yeux, de sa voix, de son sale caractère, de sa bouche, de son corps... Imaginer rien qu'un instant devoir vivre sans lui... Et merde! Je pleure.
-Eh ben bébé, qu'est ce qui se passe?
-Je... (sanglots étouffés) Putain j'aime pas pleurer!
Je fond en larmes. Il me serre fort dans ses bras, me chuchotte des mots doux, me rassure, me fait des petits bisoux partout. Punaise on dirait une taffiole!
-ça va mieux? Qu'est ce que t'as?
-Promets-moi de ne jamais m'abandonner.
-Mais...
-PROMETS-LE!
-Je te le promet bébé... Je te le promet...
Il répète cette phrase jusqu'à ce que je sois tout à fait calmé.
Il prend mon menton entre ses mains, raproche nos deux visages et pose délicatement ses lèvres sur les miennes. Le temps s'est arrêté, je en sens plus que la fraîcheur et la douceur des lèvres si parfaites de mon Bill.
Il me fixe intensément, je me sens comme passer sous rayons X: il lit en moi comme dans un livre ouvert. Il colle nos deux fronts l'un contre l'autre.
-Je t'aime mon Tom. M'abandonne pas non plus... Tu promets?
-Oui, je promet...
On reste front contre front, profitant de l'instant présent [leeeeeeb diiiiiie sekundeeeeeee!!! désolé, pétage de plombs matinal!].
Toc toc... [pour ceux qu'auraient pas calés, c'est quelqu'un qui toque...]
-Et merde! Faut toujours qu'il y ait un truc pour couper les moments émouvants!
-Euh... Le truc en question est derrière toi mon Tomi... Et il s'appellle Gustav...
-Oups...^^'
-Merci, c'est vraiment gentil Tom! Le "truc" venait juste vous dire bonjour et le "truc" voulait savoir comment vous alliez, mais puisque le "truc" dérange, le "truc" s'en va!
-Mais Gus', le prend pas mal! C'était pas méchant! Fais comme Bill, lui il prend toujours bien!
J'éspère que mon doudou [c'est quoi ce surnom débile???? on raye...] doudou coeur [ah, c'est mieux!!!] a comprit l'illusion. Je crois bien que oui! Il commence à rougir et il se retient de rire...
-Tom? Le "truc" aimerait savoir pourquoi tu as la braguette ouverte? C'est pas que ton caleçon est moche hein, c'est juste parce que c'est pas polit!
Bill explose de rire (merci pour le soutien!), et pour le coup c'est moi qui devient tout rouge.
-Euh... Ben... Toilettes... Oublié...
-Bill tu fais quoi là?
-Ben je lui referme!
QUOI? Et il le fait en plus! Punaise fait chaud ici!
-Est ce que ça a un rapport avec votre petite virée en boîte?
-[...]
-[...]
-Eh oh! J'ai posé une question!
-Comment...?
-Comment j'ai su? Pas compliqué! Vous avez sûrement oubliés qu'on habite dans la même ville et qu'il y a pas trente six mille boîtes potables dans le quartier!
-Et t'as vu quoi au juste?
-Tout jusqu'à ce que vous sortiez de la boîte... Je vous ai surveillé parce que vous bourrés, c'est dangereux!
-[...]
-[...]
-Qu'est ce que vous avez fait après exactement?
-Ri...
-On a couchés ensemble, ça te dérange?
-Bill!!!!!!! Mais tais-toi!
-Non, ça je m'en fous c'est pas mon cul! Mais j'aurais aimé venir!
-HEIN??????? Gustav!!!!!!! (indignation)
-Quoi? T'aurais voulus participer ptètre?
-Hè! J'suis pas prêteur!
-Mais non abruti! Pas pour ça! Vous auriez pus m'inviter en boîte c'est tout!
-J'ai pas DU TOUT l'impression de parler dans le vide...--'
-Ah! C'est juste pour ça! Désolé, on n'y a pas pensé! Mais si t'avais été là, Tom et moi on auraient pas... Enfin tu vois quoi...
-Une poule sur un mur, qui picote du pain dur...
-Et alors???? C'était comment???
-Picoti, picota...
-FRanchement génial!!! 'Fin je m'en souviens plus trop trop vu que j'avais UN PEU bu, mais on l'a refait et c'est SU-PER!
-Lève la queue et pui s'en va!
Oh et puis zut! Il s'occupe plus de moi! Il a qu'a sortir avec Gustav tant qu'il y est! Pffffiiiiouououou.... Je me fais PAS DU TOUT chier... Et blablabla, blabla, blablablabla... Bon, c'est décidé, je fais la gueule! [...] Il est beau quand même *-*... J'ai envie de le prendre [pas dans ce sens-là, perverses va!!!!] dans mes bras... Non, non, non. On attend que Gustav soit partit. Gus', t'es gentil mais CASSEUH-TOI! ça y'est, il s'en va, ENFIN! Ouais ouais, c'est ça, au revoir! La porte se ferme, je me jette sur Bill et le prend dans mes bras.
Une minute après, il me repousse, m'embrasse sur la joue et monte dans sa chambre.
Mééééééeuh!!!! Pourquoi il est partit? Ah, le rvlà! Tiens, qu'est ce qu'il a dans les mains? Une boîte? Wahouhou, ce sourire...*-* Il me tend la boîte.
-Je l'avais fait faire pour... Enfin... Si... Au cas où... Rôh et puis merde! Je t'ai toujours aimé. C'est pour ça que j'étais pas très sympa avec toi quand tu couchais avec des filles presque tout les jours... Mais c'est de l'histoire ancienne, maintenant je suis heureux, donc on oublit le passé et on ne pense qu'au présent, d'acc???
-OUi. [...] Pardon mon ange pou...
-Arrêtes, t'en veux pas, tu le savais pas. De toutes façons, t'es tout pardonné!
Je prends la boîte, j'ouvre et j'en sors deux gourmettes en argent. Elles sont subblimes! Dessus, y'a un T et un B avec un K au milieu... [voir photo] Je sais plus quoi dire. Putain mais je l'AIME! Et voilà, je repleure... Punaise mais c'est pas vrai! C'est tellement gentil ce qu'il fait pour moi, mon amour...
-Merci... (tout ému)
-Non, merci à toi...
-Mais... Merci de quoi? Yon cadeau... C'est trop... Râh y'a pas de mots! Tu es génial Bill! Mais j'ai rien fait à part te faire souffrir, et sans jamais rien remarquer! Putain mais j'suis un con de première! Et toi tu me dis merci, tu devrais me détester!
-Pas possible! Je t'aime trop, et enplus tu m'as fait le plus cadeau que j'attend depuis longtemps et jamais j'auraus pensé que se serait possible de l'avoir...
-Ah oui, et c'est quoi?
-Toi...
[...]
Je sais même plus quoi penser.
Je l'aime.
Il me prend la main et me met une des gourmettes. Je lui met l'autre. Je ne lâche plus sa main. Je la serre, j'ai tellement peur qu'il arrive quelque chose et que tout finisse... J'ai trop besoin de lui.
Je me faufile dans ses bras, il me caresse le visage. J'entend les cloches de l'église, il est vingt et une heure. Bill commence à chanter "Totgeliebt". Je m'endors, bercé par le son de sa voix...